EDITO

France is back.

C’est ce que nombre de Présidents de filiales françaises de sociétés multinationales étrangères ont, au lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République Française, tout à la fois soulagées, surprises et impressionnées, entendu de leurs maisons mères.

Soulagées de voir la raison l’emporter sur les passions tristes et de voir écartés les démons souverainistes et populistes qui auraient sonné le glas de notre attractivité.

Surprises surtout de voir notre vieux pays faire preuve d’une audace insoupçonnée et d’envoyer au monde un éclatant signal de renouveau et d’ouverture, au moment où le sentiment de déclin et de réclusion menaçait de le submerger.

Impressionnées enfin par les premiers pas que le Président de la République Française effectue sur la scène internationale et européenne, y faisant souffler un vent neuf et vivifiant.

De cela, les Etats de la France qui, de tout temps, ont souligné combien l’image que la France projetait d’elle-même à l’étranger était pénalisante en matière d’attractivité, se félicitent.

Mais le grand « chamboule tout » auquel la France vient de procéder a aussi suscité d’immenses espoirs qu’il ne faudra pas décevoir. Et, dans ce domaine, il y a urgence à démontrer que notre pays n’est pas condamné à l’immobilisme et au sempiternel « peut mieux faire » des classements internationaux.

Le momentum est d’autant plus idéal que certains pays, contrairement à la France, ont fait le choix du retrait ou du repli et qu’une embellie économique se profile, donnant à notre pays des marges de manœuvre nouvelles pour s’engager résolument sur le chemin de la réforme. Une formidable  fenêtre d’opportunité s’ouvre ainsi pour notre pays, pour peu qu’il sache profiter de cette chance historique et prononcer enfin son aggiornamento.

Les premiers pas du nouveau Gouvernement nous encouragent à y croire, qui a engagé avec promptitude et audace la réforme du Code du Travail – « mère de toutes les batailles » en matière d’attractivité – adressant ainsi aux quartiers généraux des multinationales un signal puissant.

Mais la réforme du Code du Travail ne saurait suffire et lors de  leur prochaine édition, les Etats de la France rappelleront combien d’autres réformes sont indispensables pour restaurer notre capacité attractive : lutter contre l’instabilité fiscale, source d’incertitudes, qui dissuade l’investissement, engager une véritable politique de simplification pour lutter contre la complexité administrative, refonder l’Europe, dont l’attractivité est également fondamentale pour celle de la France, qu’il faut elle aussi, après tant d’années de doute et de surplace, remettre « en marche » en renouvelant le rêve européen.

Les Etats de la France se donneront cette année une « priorité des priorités ». Mettre fin à la fuite des meilleurs de nos jeunes qui a privé notre pays de sa sève et engager une puissante action de reconquête de ceux qui ont fait le choix d’exercer leurs talents ailleurs. Et inviter aussi les talents étrangers à participer à  une grande aventure : celle d’un pays à la  reconquête de son destin, qui a fait le choix de l’innovation, de la créativité, et de la jeunesse, d’un pays ouvert au monde dont il a aussi l’ambition de participer à la construction du futur.

Tenir la promesse, tenir le cap, tenir bon face aux résistances et aux turbulences que la réforme ne va pas manquer de provoquer, tenir la distance aussi pour que l’appel que, depuis trois ans, les Etats de la France lancent, celui d’aller « Plus vite, plus loin, plus fort », permette à la France, en tirant le meilleur parti d’exceptionnels atouts humains, scientifiques, géographiques, technologiques dont peu d’autres nations disposent, de trouver sa place sur le podium olympique de l’investissement international.

Si telle est aussi votre ambition, rejoignez les Etats de la France.

 

 

Denis Zervudacki,

Fondateur des Etats de la France